Maldoror ambivalent face à la jeune fille, chez Lautréamont

Frans De Geetere - Les Chants de Maldoror
Frans De Geetere – illustration pour Les Chants de Maldoror (vol. 2, p. 6), Paris, Blanchetière (1927)

Dans l’article « Les Chants de Maldoror, par Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont », j’ai présenté cette œuvre déroutante, tournant autour du personnage de Maldoror, anti-héros révolté se déclarant maudit et en guerre contre Dieu et l’humanité. Au fil des pages l’auteur nous livre de façon décousue les pensées et imprécations de cet homme, et occasionnellement ses actions, certaines assez insignifiantes, d’autres spectaculaires, comme collaborer au carnage d’une femelle requin avant de faire l’amour avec elle (Chant 2, strophe 13). CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Les Chants de Maldoror, par Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont

Blanchard - Isidore Ducasse
Blanchard – Isidore Ducasse (1867) – trouvé en 1977 by Jean-Jacques Lefrère à Bagnères-de-Bigorre

Isidore Ducasse, plus connu sous son nom de plume Comte de Lautréamont, est considéré comme un précurseur du dadaïsme et du surréalisme. En effet, son œuvre principale, Les Chants de Maldoror, une sorte de long poème en prose découpé en 6 ‘chants,’ alterne monologues poétiques, petites scènes de théâtre ou encore histoires courtes. Centrée sur le personnage de Maldoror, un homme rejeté de tous et voué au mal, elle met en scène les fantasmes les plus débridés de l’auteur, sans la moindre concession à la morale et la bienséance, ni même à la cohérence ou la logique. Elle témoigne aussi de son imagination fertile, usant d’images et de métaphores entrechoquant des objets a priori fort éloignés, notamment dans ses célèbres comparaisons « beau comme… » : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…