Écoute au coquillage, par André Breton

Léopold Morice - Fillette à la coquille
Léopold Morice – Fillette à la coquille, Pont Alexandre III, Paris, France (de Wikimedia Commons)

J’ai expliqué précédemment qu’André Breton ne croyait pas aux capacités des enfants, il nia d’emblée que Minou Drouet eut pu écrire ses poèmes à 8 ans, et j’ai présenté un de ses rêves où des fillettes apparaissent infantiles et d’une certaine façon effrayantes.

Probablement la seule fillette qu’il aima fut sa propre fille Aube. Dans son livre L’amour fou il relate sa rencontre avec Jacqueline Lamba le 29 mai 1934, dans un climat étrange de prémonitions et de symboles. Les deux tombèrent follement amoureux et se marièrent le 14 août. Leur fille Aube naquit le 20 décembre 1935, et Breton s’attacha à son enfant. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Younger Girl, by John Sebastian

Hugh Shirley Candyside - John Sebastian in concert
Hugh Shirley Candyside – John Sebastian performing in concert in East Lansing, Michigan, August 1970 – from Wikimedia Commons

John Benson Sebastian is an American singer and songwriter born in 1944. In 1965 he formed the band The Lovin’ Spoonful, for which he sang and played the guitar, also he authored all their hit songs during that period. He left the band in 1968 to start a solo career that went on until now. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

De Quincey et la petite fille misérable, d’après Baudelaire

Zhenya Gay - illustration for Confessions of an English Opium-Eater by Thomas De Quincey
Zhenya Gay – illustration pour Confessions of an English Opium-Eater by Thomas De Quincey (1950) – The Heritage Press, New York

Après le recueil de poèmes Les Fleurs du mal, l’œuvre la plus célèbre de Charles Baudelaire est l’essai Les Paradis artificiels, publié en 1860, consacré à l’usage récréatif des drogues, plus précisément du haschisch et de l’opium. Il connut un large succès, il reste un exposé classique des effets de la drogue, comme l’exaltation, puis la dépendance et la souffrance. D’ailleurs l’expression “paradis artificiels” est couramment utilisée pour désigner l’utilisation de drogues (en particulier hallucinogènes) pour stimuler l’imagination ou enivrer les sens. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Un Inuit romantique, par Peter Freuchen

Peter Freuchen and Knud Rasmussen
Peter Freuchen et Knud Rasmussen – Photo: Arktisk Institut

L’explorateur et ethnologue Peter Freuchen (1886–1957) vécut longtemps dans le Nord-Groenland, l’explora de fond en comble, commerçant avec les Inuits et se liant d’amitié avec eux. Il épousa même une fille Inuite, Navarana. Vivant dans l’environnement le plus hostile de la Terre, les Inuits avaient sur de nombreuses questions un point de vue très pragmatique. En particulier ils considéraient le mariage comme l’association économique et familiale d’un homme et d’une femme, certes basée sur des liens de solidarité, mais n’impliquant aucune fidélité amoureuse ou sexuelle ; souvent les hommes se prêtaient mutuellement leurs épouses pour des motifs purement utilitaires, et une femme pouvait considérer la prostitution avec les Européens comme une simple affaire commerciale, obtenant en cela l’approbation de son mari. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Shoes of the Wind, Hilda Conkling’s second collection

Hilda Conkling (1922)
Artist unknown – Hilda Conkling (1922) – from Shoes of the Wind

Two years after Poems by a Little Girl in 1920, Hilda Conkling published her second book of verses: Shoes of the Wind, A Book of Poems. She was 12 years old when the book appeared, and the poems in it were probably written between the ages of 9 and 12. They show a great maturity, with a literary style generally close to that of adulthood. On the other hand, they seem more conventional than her early works in the first volume, where she could as a child let her imagination flow unfettered. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Le beau navire, par Charles Baudelaire

William Stott of Oldham
William Stott of Oldham – Wild Flower (1881)

En août 1847, Baudelaire eut une liaison avec Marie Daubrun, née en 1827 sous le nom de Marie Bruneau. Plusieurs poèmes de son recueil Les Fleurs du mal lui sont consacrés, dont celui-ci, où il la décrit comme une jeune adolescente, à la fois enfant et femme. On notera que les trois premières strophes sont répétées dans les quatrième, septième et dixième. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

The First Reformer, by Nathalia Crane

Janet Weight Reed - magical hummingbird
Janet Weight Reed – magical hummingbird – from jcrhumming.wordpress.com

The fourth part of Lava Lane, and Other Poems (1925), titled Saints and Reformers, contains six poems. Three of them explicitly mock religion. “Sunday Morning” tells of God’s activities at that moment, such as “Counting the Yiddish babies” or “Waving the popcorn scepter,” and finally “God, on a Sunday morning, / Reaching the dotage stage.” In “The Making of a Saint,” a woman dies in a garret, so “The lords of the rafters were sorry— / The spider, the moth, and the mouse,” and they manage to obtain some advantages for themselves and their garret by making her a saint. In “The Edict,” an editor advises a saint on how to write his story, so that it will be widely read. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Deux poèmes de Choderlos de Laclos adressés à Mademoiselle de Sivry

William-Adolphe Bouguereau - Une vocation
William-Adolphe Bouguereau – Une vocation (1896) – provient de Art Renewal Center

Philippine de Sivry (1775-1851), écrivaine française, publia sous son nom d’épouse, Madame de Vannoz, plusieurs ouvrages, le plus connu étant Épitres à une femme sur la conversation, ou Conseils à une femme sur les moyens de plaire dans la conversation, publié chez Michaud en 1812.

Enfant précoce, elle écrivit des poèmes dès l’âge de huit ans, et devint la coqueluche des salons parisiens. Elle attira l’attention de Choderlos de Laclos, qui lui dédia deux poèmes, qu’on retrouve dans son recueil de vers publié en 1908 par Arthur Symons et Louis Thomas. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

A Little Girl Lost, by William Blake

František Kupka - The little girl with a ball
František Kupka – The little girl with a ball (1908)

The visionary poet and painter William Blake (b. 28 November 1757, d. 12 August 1827) went largely unrecognised during his lifetime, but he is now considered a seminal figure in the history of the poetry and visual arts of the Romantic Age. In the poem “A Little Girl Lost” published in Songs of Experience (1794), he envisages a future where children and adolescents will freely enjoy nudity and love, and the religious condemnation of these pleasures will cause indignation. He would have been dismayed to notice that 225 years after publishing that poem, things have not much progressed in the Anglo-Saxon world. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…