Fleur perdue

Raul Anguiano - La nina desnuda
Raul Anguiano – La nina desnuda (1944), gouache sur toile, cm. 68.6×50.8

Fleur effeuillée, fente dévoilée, fruit défendu, forêt sacrée, feu allumé, fenêtre rouge du désir…

Je suis là
Toute nue
Dans la rue
Sans lilas
Pour voiler
Ma vertu
Qui n’est plus
Sans péché

Précédemment publié sur Agapeta, 2016/03/21.

The Proposals, by Nathalia Crane

Ruth Jonas - "The Proposals"
Ruth Jonas – illustration for “The Proposals” in Venus Invisible (1928)

In 1928 appeared Nathalia Crane’s fourth collection of poetry, Venus Invisible and Other Poems. Again, the title comes from one of the poems, but in this case not a noteworthy one. In my opinion, the most important work in the book is the long poem “Tadmor,” a strange oriental love tale with dreams and premonitions, ending in mutual worship; it is organised like an opera, alternating story, dialogues and chorus songs. In this book, the 15-year-old author shows her fully adult sophistication, which she had displayed growingly in her previous collections of verses. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

The First Reformer, by Nathalia Crane

Janet Weight Reed - magical hummingbird
Janet Weight Reed – magical hummingbird – from jcrhumming.wordpress.com

The fourth part of Lava Lane, and Other Poems (1925), titled Saints and Reformers, contains six poems. Three of them explicitly mock religion. “Sunday Morning” tells of God’s activities at that moment, such as “Counting the Yiddish babies” or “Waving the popcorn scepter,” and finally “God, on a Sunday morning, / Reaching the dotage stage.” In “The Making of a Saint,” a woman dies in a garret, so “The lords of the rafters were sorry— / The spider, the moth, and the mouse,” and they manage to obtain some advantages for themselves and their garret by making her a saint. In “The Edict,” an editor advises a saint on how to write his story, so that it will be widely read. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Les Chants de Maldoror, par Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont

Blanchard - Isidore Ducasse
Blanchard – Isidore Ducasse (1867) – trouvé en 1977 by Jean-Jacques Lefrère à Bagnères-de-Bigorre

Isidore Ducasse, plus connu sous son nom de plume Comte de Lautréamont, est considéré comme un précurseur du dadaïsme et du surréalisme. En effet, son œuvre principale, Les Chants de Maldoror, une sorte de long poème en prose découpé en 6 ‘chants,’ alterne monologues poétiques, petites scènes de théâtre ou encore histoires courtes. Centrée sur le personnage de Maldoror, un homme rejeté de tous et voué au mal, elle met en scène les fantasmes les plus débridés de l’auteur, sans la moindre concession à la morale et la bienséance, ni même à la cohérence ou la logique. Elle témoigne aussi de son imagination fertile, usant d’images et de métaphores entrechoquant des objets a priori fort éloignés, notamment dans ses célèbres comparaisons « beau comme… » : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

❦ Nuits rouges ❦

Les mots écarlates de l’amour, les couleurs de la passion, nos cœurs enflammés… nous ne dormirons pas ce soir, le crépuscule éveillera l’oiseau du désir. Vole, vole éternellement, désir ailé.

Ma belle, mon amie, douce fleur de lune,
A connu trois mille sept cent cinquante nuits.
M’offrant son sourire, doux baiser de prune,
Elle m’a regardé, voici qu’elle me suit.

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