Saturno Buttò – Mixed technique on paper cm. 58×39 – from saturnobutto.com
Baudelaire publia en 1851 le court essai Du vin et du haschisch, comparés comme moyens de multiplication de l’individualité, qui étudie les effets des deux drogues sur la personnalité, le comportement et l’inspiration. Plusieurs éditions l’incluent dans Les Paradis artificiels, bien qu’il n’en fasse pas partie. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Minou Drouet playing a sonata by Mozart (ca.1960) – from Cabinet n° 40 (2010/11)
Dans sa petite enfance, Minou Drouet souffrait d’un strabisme très accentué et d’une grave déficience visuelle. Sa vue ne s’améliora qu’après l’opération de ses yeux par le professeur Paufique à Lyon, quand elle avait huit ans. Les aveugles et déficients visuels compensent souvent en développant les autres sens, en particulier l’ouïe et le toucher. Il semble effectivement que ce fut aussi son cas, comme le montrent certaines de ses lettres, citées ci-dessous. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
L’écrivain français Charles Baudelaire (1821–1867) fut un précurseur dans de nombreux domaines, en particulier il développa une nouvelle forme d’écriture, le poème en prose. Ainsi 50 de ceux-ci, rédigés entre 1855 et 1864, furent rassemblés dans son recueil posthume Le Spleen de Paris (également intitulé Petits Poèmes en prose), publié pour la première fois en 1869 par Michel Levy dans le quatrième volume des Œuvres complètes de Baudelaire. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Probablement la seule fillette qu’il aima fut sa propre fille Aube. Dans son livre L’amour fou il relate sa rencontre avec Jacqueline Lamba le 29 mai 1934, dans un climat étrange de prémonitions et de symboles. Les deux tombèrent follement amoureux et se marièrent le 14 août. Leur fille Aube naquit le 20 décembre 1935, et Breton s’attacha à son enfant. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Omar Alnahi – (eyes portrait person girl) – from PEXELS
En 1866 Poulet-Malassis, l’éditeur de Baudelaire, publia à Bruxelles Les Épaves de Charles Baudelaire avec un frontispice de Félicien Rops. Cet ouvrage fut imprimé en 260 exemplaires, l’avertissement de l’éditeur affirmant :
L’auteur sera avisé de cette publication en même temps que les deux cent soixante lecteurs probables qui figurent à peu près — pour son éditeur bénévole — le public littéraire en France, depuis que les bêtes y ont décidément usurpé la parole sur les hommes.
Ce petit recueil comprend 23 poèmes de Baudelaire : les 6 pièces condamnées de la 1ère édition des Fleurs du Mal, une autre en latin qui y figure, et 16 pièces diverses, dont certaines n’avaient pas été retenus pour cette œuvre. Je présente ici un poème de la section Galanteries, placé en 9e position dans le recueil. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Le poème qui suit fut publié le 26 Janvier 1845 dans L’Artiste sous la signature de Privat d’Anglemont. Mais on l’attribue généralement à Baudelaire. Il fait partie de ses Poèmes retrouvés, une collection regroupant des vers parus soit anonymes, soit signés d’Ernest Prarond ou de Privat d’Anglemont. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Zhenya Gay – illustration pour Confessions of an English Opium-Eater by Thomas De Quincey (1950) – The Heritage Press, New York
Après le recueil de poèmes Les Fleurs du mal, l’œuvre la plus célèbre de Charles Baudelaire est l’essai Les Paradis artificiels, publié en 1860, consacré à l’usage récréatif des drogues, plus précisément du haschisch et de l’opium. Il connut un large succès, il reste un exposé classique des effets de la drogue, comme l’exaltation, puis la dépendance et la souffrance. D’ailleurs l’expression “paradis artificiels” est couramment utilisée pour désigner l’utilisation de drogues (en particulier hallucinogènes) pour stimuler l’imagination ou enivrer les sens. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
Peter Freuchen et Knud Rasmussen – Photo: Arktisk Institut
L’explorateur et ethnologue Peter Freuchen (1886–1957) vécut longtemps dans le Nord-Groenland, l’explora de fond en comble, commerçant avec les Inuits et se liant d’amitié avec eux. Il épousa même une fille Inuite, Navarana. Vivant dans l’environnement le plus hostile de la Terre, les Inuits avaient sur de nombreuses questions un point de vue très pragmatique. En particulier ils considéraient le mariage comme l’association économique et familiale d’un homme et d’une femme, certes basée sur des liens de solidarité, mais n’impliquant aucune fidélité amoureuse ou sexuelle ; souvent les hommes se prêtaient mutuellement leurs épouses pour des motifs purement utilitaires, et une femme pouvait considérer la prostitution avec les Européens comme une simple affaire commerciale, obtenant en cela l’approbation de son mari. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…
En août 1847, Baudelaire eut une liaison avec Marie Daubrun, née en 1827 sous le nom de Marie Bruneau. Plusieurs poèmes de son recueil Les Fleurs du mal lui sont consacrés, dont celui-ci, où il la décrit comme une jeune adolescente, à la fois enfant et femme. On notera que les trois premières strophes sont répétées dans les quatrième, septième et dixième. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…