Chansons en Espagne d’Émile Blémont

Odysseas Oikonomou
Odysseas Oikonomou – provient de poramoralarte-exposito.blogspot.com

Émile Blémont publia en 1904 Beautés étrangères, un recueil en deux parties. La première, intitulée Poèmes d’outre-mer et d’outre-monts, divisée en cinq sections, est constituée de poèmes ; la deuxième, intitulée Notes sur quelques Poètes anglais ou américains du XIXe siècle, est une série d’essais sur plusieurs poètes de langue anglaise. En frontispice, l’auteur écrit :

Les Beautés étrangères que contient ce volume sont tout simplement des beautés poétiques, interprétées en vers français ou commentées en prose française d’après le texte anglais, espagnol, allemand ou italien.

La troisième section de la première partie, « Chansons en Espagne d’après la tradition populaire », contient de charmants petits poèmes d’amour, probablement inspirés de chansons populaires de ce pays. J’en ai sélectionné deux :

VI
LES LARMES DE DOLORÈS

DANS ce dé d’or, ma petite,
Donne-moi tes pleurs ! Je cours
Les faire enchâsser bien vite
Chez l’orfèvre des Amours.

VII
AUBADE

QUAND tu dors ou rêves,
Pour nous il fait nuit ;
Dès que tu te lèves,
Tout l’univers luit.

Les boucles mêlées
Sur ton front vermeil
Ont été filées
De l’or du soleil ;

Et tes lèvres fraîches
Sont un arc vainqueur,
D’où partent les flèches
Qui percent le cœur.

Source du poème : Émile Blémont, Beautés étrangères, Alphonse Lemerre, Paris (1904), sur Gallica (disponible en PDF).

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