Safïa, dans Le Divan d’Amour

Alphonse-Étienne Nasreddine Dinet - Fillette à la fenêtre
Alphonse-Étienne Nasreddine Dinet – Fillette à la fenêtre (1906)

Le Livre premier du Le Divan d’Amour du Chérif Soliman se terminait par la mort de sa bien-aimée Mimi, emportée par une fièvre. Dans le Livre second, intitulé Caresses en Oranie, le voici spahi de l’armée d’Afrique, s’amusant dans la région d’Oran. En effet, « Oran est la ville de l’adultère et du maquerellage. » CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Le premier prélude d’Édouard Dujardin

Yuri Krotov
Yuri Krotov – Les célébrations de la régate – provient de Tutt’Art

Le romancier, poète et dramaturge Édouard Émile Louis Dujardin (1861–1949) est aujourd’hui reconnu comme inventeur de la technique littéraire du monologue intérieur dans sa nouvelle Les lauriers sont coupés (1887), ce qui a éclipsé en partie la diversité de ses œuvres. En 1891 il publia le recueil de poèmes La Comédie des amours. Celui-ci fut joint à un autre recueil, Le Délassement du guerrier, ainsi qu’à deux pièces anciennes, dans un volume de Poésies publié en 1913. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Let the sleeper awaken

Lindsey Morris Sterling - The Awakening
Lindsey Morris Sterling – The Awakening

Poets and Lovers was created on March 17, 2019 and went online on the 20th. Since then it has continued to exist with a few interruptions due to changes of web hosts. In my editorial of March 22, 2024, I explained that I had nearly exhausted the sources of my contents and got no input from other contributors, so the site would henceforth be hibernating, new articles would appear on an irregular basis. Indeed, for more than one year, I published on average about one article per month. But recently, the posting frequency has surged. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Sous le chalet, par Victor Delbergé

Diana Korobkina - Orage
Diana Korobkina – Orage

Certains lieux isolés, où on peut se cacher, sont propices à l’amour. Delbergé écrit ainsi dans les derniers vers du poème « Horizon » :

Je n’avais pu trouver, je crois,
Cette maison où dans l’enfance
Nous avions aimé tant de fois.

Les tempêtes et les orages font de ces lieux des refuges opportuns, favorables à l’éclosion de l’intimité amoureuse : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Rêverie, par Victor Delbergé

Kate Greenaway - Brother and sister
Kate Greenaway – Brother and sister – provient de iamachild.wordpress.com

Le poète occitan Delbergé aime la nature et beaucoup d’autres choses, mais préfère son amour de jeunesse Lucie Planques. Comme il écrit dans la dernière strophe du poème « Ce que j’aime » :

Mais j’aime mieux, vois-tu L…, ton doux sourire,
Et tes petites mains et ta bouche où respire
Ce que voudrait cacher, je crois, ton jeune cœur.

Six des poèmes de Mes baisers de vingt ans sont en effet dédiés à Lucie, et j’ai choisi le plus tendre d’entre eux : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…