L’amour nouveau

William-Adolphe Bouguereau - Petite fille au bouquet
William-Adolphe Bouguereau – Petite fille au bouquet (1896) – The Athenaeum

L’amour se boit comme le vin. Il charme nos lèvres, puis notre langue, il nous enivre. L’amour nouveau est arrivé, frais et fruité, il fait les délices de nos journées d’hiver, de nos longues nuits noires. Buvons, buvons l’amour, sans modération.

Ma belle, douce enfant, vos baisers de velours
Effleurent mes lèvres, puis glissent lentement
Le long de celles-ci… ensuite ils se font lourds,
Nos bouches s’écrasent, doux baisers des amants.

Fille aux cent vingt lunes, lentement votre main
Caresse la mienne, glissant le long des doigts,
Puis elle s’enfonce sous mon bras ; son chemin
Tourne doucement et… plus bas elle se noie.

Ma petite amante, votre corps sans rondeurs,
Votre peau toute lisse, ont connu le plaisir
D’une caresse amie, en retour du bonheur
Qu’en vos si douces mains j’ai vécu à mourir.

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