Nathalia Crane, aged twelve, makes fun of religion

Flor Garduño – Comunión
Flor Garduño – Comunión, Mexico (2000)

In a previous post, I presented “The First Reformer,” the first poem in Saints and Reformers, the fourth part of Lava Lane, and Other Poems, her second volume published in 1925. Then I mentioned three others that explicitly mock religion: “Sunday Morning,” “The Making of a Saint” and “The Edict.” I reproduce them here. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Écoute au coquillage, par André Breton

Léopold Morice - Fillette à la coquille
Léopold Morice – Fillette à la coquille, Pont Alexandre III, Paris, France (de Wikimedia Commons)

J’ai expliqué précédemment qu’André Breton ne croyait pas aux capacités des enfants, il nia d’emblée que Minou Drouet eut pu écrire ses poèmes à 8 ans, et j’ai présenté un de ses rêves où des fillettes apparaissent infantiles et d’une certaine façon effrayantes.

Probablement la seule fillette qu’il aima fut sa propre fille Aube. Dans son livre L’amour fou il relate sa rencontre avec Jacqueline Lamba le 29 mai 1934, dans un climat étrange de prémonitions et de symboles. Les deux tombèrent follement amoureux et se marièrent le 14 août. Leur fille Aube naquit le 20 décembre 1935, et Breton s’attacha à son enfant. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Les Yeux de Berthe, par Charles Baudelaire

Omar Alnahi - eyes portrait person girl
Omar Alnahi – (eyes portrait person girl) – from PEXELS

En 1866 Poulet-Malassis, l’éditeur de Baudelaire, publia à Bruxelles Les Épaves de Charles Baudelaire avec un frontispice de Félicien Rops. Cet ouvrage fut imprimé en 260 exemplaires, l’avertissement de l’éditeur affirmant :

L’auteur sera avisé de cette publication en même temps que les deux cent soixante lecteurs probables qui figurent à peu près — pour son éditeur bénévole — le public littéraire en France, depuis que les bêtes y ont décidément usurpé la parole sur les hommes.

Ce petit recueil comprend 23 poèmes de Baudelaire : les 6 pièces condamnées de la 1ère édition des Fleurs du Mal, une autre en latin qui y figure, et 16 pièces diverses, dont certaines n’avaient pas été retenus pour cette œuvre. Je présente ici un poème de la section Galanteries, placé en 9e position dans le recueil. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

À Ivonne Pen-Moore, signé Alexandre Privat d’Anglemont, attribué à Charles Baudelaire

Larry Kip Hayes - Lil Sassy
Larry Kip Hayes – Lil Sassy

Le poème qui suit fut publié le 26 Janvier 1845 dans L’Artiste sous la signature de Privat d’Anglemont. Mais on l’attribue généralement à Baudelaire. Il fait partie de ses Poèmes retrouvés, une collection regroupant des vers parus soit anonymes, soit signés d’Ernest Prarond ou de Privat d’Anglemont. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Shoes of the Wind, Hilda Conkling’s second collection

Hilda Conkling (1922)
Artist unknown – Hilda Conkling (1922) – from Shoes of the Wind

Two years after Poems by a Little Girl in 1920, Hilda Conkling published her second book of verses: Shoes of the Wind, A Book of Poems. She was 12 years old when the book appeared, and the poems in it were probably written between the ages of 9 and 12. They show a great maturity, with a literary style generally close to that of adulthood. On the other hand, they seem more conventional than her early works in the first volume, where she could as a child let her imagination flow unfettered. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Le beau navire, par Charles Baudelaire

William Stott of Oldham
William Stott of Oldham – Wild Flower (1881)

En août 1847, Baudelaire eut une liaison avec Marie Daubrun, née en 1827 sous le nom de Marie Bruneau. Plusieurs poèmes de son recueil Les Fleurs du mal lui sont consacrés, dont celui-ci, où il la décrit comme une jeune adolescente, à la fois enfant et femme. On notera que les trois premières strophes sont répétées dans les quatrième, septième et dixième. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

The First Reformer, by Nathalia Crane

Janet Weight Reed - magical hummingbird
Janet Weight Reed – magical hummingbird – from jcrhumming.wordpress.com

The fourth part of Lava Lane, and Other Poems (1925), titled Saints and Reformers, contains six poems. Three of them explicitly mock religion. “Sunday Morning” tells of God’s activities at that moment, such as “Counting the Yiddish babies” or “Waving the popcorn scepter,” and finally “God, on a Sunday morning, / Reaching the dotage stage.” In “The Making of a Saint,” a woman dies in a garret, so “The lords of the rafters were sorry— / The spider, the moth, and the mouse,” and they manage to obtain some advantages for themselves and their garret by making her a saint. In “The Edict,” an editor advises a saint on how to write his story, so that it will be widely read. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…